Le Mexique rentre dans les Tchèques et Ochoa dans la légende
Victoire 3-0 du Mexique sur une insignifiante Tchéquie. Une soirée marquée par l’entrée en jeu de Memo Ochoa, le seul à pouvoir s’asseoir à la table de Messi et CR7 en termes de nombres de coupe du monde disputée.
Tchéquie 0-3 Mexique
Buts : Chávez (55 e ), Quiñones (61 e ), Fidalgo (90 e +4) pour El Tri
Où que vous vous trouviez à Mexico, il faut compter au moins deux bonnes heures d’embouteillages pour se rendre à l’Azteca. Moitié moins en transports publics. Lorsqu’ils marchent ou qu’ils ne sont pas fermés par les forces de l’ordre, évidemment. Se rendre à l’Azteca est un exercice aussi éprouvant que divertissant. Sous vos yeux défilent une quantité insensée de babioles aux couleurs du Mexique, de fans vêtus en full-kit aztèque ou déguisés avec des costumes à la fois magnifiques, bizarres, chatoyants, voir ringards. Tous ces accoutrements sont accompagnés de musiques et de danses rendant hommage aux millions de folklores qui émaillent la géographie du pays des tacos. Ils sont spontanés, imparfaits, bruyants, autrement dit terriblement mexicains. Se rendre à l’Azteca, c’est danser, chanter, tester des alcools qui déboucheraient n’importe quelles chiottes, goûter des tacos douteux… Bref, vivre l’ambiance du mondial à fond. C’est ainsi que ça devrait toujours se passer en fait, car une fois rentré dans le périmètre de la FIFA, un autre monde s’ouvre à vous… La ville de Mexico compte 25 millions d’habitants. L’Azteca peut « seulement » contenir 83 000 spectateurs. La grande majorité des 0,33% de petits chanceux venus assister au dernier match du Tri contre la Tchéquie font partie de ce Mexique qu’on ne voit nulle part ailleurs que dans les pubs de télévisions. Des gens propres sur eux, avec des sourires email diamants chaussant des Balenciaga ou des Aury blanches, des pompes inaccessibles pour plus de la moitié des habitants de la ville. Qu’un mondial à 48 équipes ait réussi l’exploit d’autant javelliser ses enceintes des classes populaires à de quoi laisser perplexe. Que les meilleures ambiances de foot se vivent désormais avant et après les matchs n’a plus rien d’étonnant.…
Par Javier Prieto Santos, à l’Azteca de Mexico pour SOFOOT.com
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